| Dampleux, Village de l'ancien Valois, bâti
sur un plan élevé à 5 km, E.S.E de Villers-Cotterêts et 65 km au S.O. de
Laon, jadis traversé par la voie romaine de
Soissons à Meaux.
Pour
obtenir plus de détails sur la localisation de
Dampleux et ses environs, procurez-vous la carte
touristique locale sur Villers-Cotterêts et la
forêt de Retz n° 2512 OT. Vous pouvez visiter
le site internet de l'IGN...

Difficile de parler de Dampleux,
sans parler de la forêt de
Retz,
Pour nos ancêtres les
Gaulois, la forêt de Retz ou de
Villers-Cotterêts est une partie de l'immense
forêt des Sylvanectes qui regroupe les actuels
massifs de Chantilly, Ermenonville, Compiègne,
Laigue et Retz.
A force de défrichements,
la forêt de Retz devient une unité distincte au
début du 12° siècle. Elle appartient alors aux
comtes de Valois résidant à Crépy. En 1214, le
Valois est rattaché au domaine royal de Philippe
Auguste et l'administration de la forêt se
trouve confiée aux gouverneurs des châteaux de
Villers-Cotterêts et Vivières. Les sergents du
Roi, premiers agents forestiers, remplissent les
fonctions de surveillance des drois d'usage,
délimitation des coupes et gestions des massifs.
Le premier maître des
Eaux et Forêt est installé en 1346 par Philippe
VI. La forêt de Retz se trouve alors
administrée par deux gardes généraux, l'un
habitant Villers-Cotterêts, l'autre Vivières.
Nous sommes dans les premières années de la
guerre de cent ans et la forêt, laissée à
l'abandon, pullule de brigands et les loups, qui
ne sont plus chassés, abondent.
C'est François de Valois
- futur François 1° - qui en 1499 reprend les
choses en mains. Grand amateur de chasse il
réorganise la forêt pour y assouvir sa passion.
Il créé la capitainerie des chasses de
Villers-Cotterêts, fait percer les premières
laies forestières, contruire le Château et
capter les sources. Les voleurs sont pourchassés
et les droits d'usage du bois mieux contrôlés.
Le réglement de 1562 divise la forêt en 19
garderies, chacune sous la responsabilité d'un
sergent. Commence alors la canalisation de
l'Ourcq, la construction de réservoirs dont les
étangs de la Ramée et d'un système de vus de
flottage et d'écluses permettant d'acheminer
vers Paris, les produits de la forêt.

Le 16 novembre 1672, le
Conseil d'Etat homologue par arrêté la
réformation générale de la forêt de Retz,
confiée en 1669 à Pierre Lallemant assisté des
Sieurs de Machaut et Marin. Elle fixe les droits
d'usage et le nouvel aménagement de la forêt.
Les "grands
usagers", seigneuries laïques ou abbayes,
peuvent faire pâturer leurs bestiaux, mener les
porcs à la glantée ou prélever leur bois de
chauffage. Les "petits usagers", les
communes, se contentent des rémanents et du
ramassage du bois mort. Mais le plus important
reste le réaménagement de la forêt "la
plus noble et la mieux plantée du royaume".
Ce réaménagement réduit
l'âge maximum pour la coupe des arbres, de 225
à 150 ans, achève le percement des principales
laies, entreprend le pavage de nombreuses routes
et la construction de nombreux batiments dont
l'actuelle maison forestière de la Croix de
Dampleux qui à l'origine était un relais de
chevaux pour les chasseurs à courre.
(la forêt
de Retz)
La révolution de 1789
marque le retour à la nation de la forêt de
Retz. L'administration en est confiée au
directeur de l'enregistrement de Laon mais le
personnel reste en place, préservant le
patrimoine et les revendications des riverains.
Enfin en 1801, l'administration forestière
reconstituée créée l'inspection de Villers
Cotterêts avec à sa tête l'inspecteur
Deviolaine. Il entreprend aussitôt d'importants
travaux de reboisement en diversifiant les
essences :chênes et hêtres, mais aussi
résineux, acacias et même platanes,
minocouliers, sophoras, tulipiers, genévriers de
Virginie.
En 1814, la famille
d'Orléans récupère avec la chute de l'Empire
l'ensemble de ses biens dont la forêt de Retz.
Elle maintient dans ses fonctions l'inspecteur
Deviolaine avec son personnel et les travaux se
poursuivent, intensification des plantations et
construction de maisons forestières. La
Monarchie s'éffondre en 1848 et la forêt
retourne à l'état qui créé l'administration
des Eaux et Forêts. De 1852 à 1865 l'inspecteur
Fliche entreprend la construction de 15 maisons
forestières dont le Buchet, le Rond de Chatillon
et la Montagnette. La construction de la voie
ferrée PAris/Soissons donne en 1861 un nouvel
élan au commerce des produits forestiers, en
ruinant le transport fluvial.
Toute cette période de
trouble politique n'a pas arrangé la situation
du massif forestier et l'administration,
consciente des problèmes, nomme en 1852 une
commission chargée d'étudier les ressources et
de proposer un nouvel aménagement. De
controverses en modifications, le dossier est
finalement approuvé par un décret impérial le
27 février 1864. Il prévoit selon les limites
naturelles, la division de la forêt en 15
parcelles de chacune 5 zones de peuplement
d'âges différents.

La zone ou affectation
n°1 contient les arbres les plus âgés (120 à
150 ans), la zone n° 5, les plus jeunes (0 à 30
ans). Pour faire vivre ces parcelles, il sera
pratiqué d'une part, des coupes d'amélioration
destinées à conserver l'homogénéité du
massif, à procurer aux arbres pendant leur
croissance un espacement en rapport avec le
développement de leur cime, à favoriser la
propagation des essences les plus précieuses.
D'autre part, des coupes de régénérations pour
remplacer les vieilles futaies par de nouvelles
issues de leurs semences...
Par suite de réductions
de crédits et de personnel, ce progamme
ambitieux n'a pas été suivi avec la rigueur
nécessaire et au début de notre siècle (20°),
la forêt de Retz a connu une période de déclin
accentuée par les effets dévastateurs des deux
guerres. Une tâche considérable attend en 1948
l'ingénieur principal, et la priorité est
accordée au reboisement artificiel.
(archives de la
Rabouilleuse)
Pour plus
d'informations sur la forêt de Retz, l'A.FO.RETZ
(l'association des Amis de la Forêt de Retz) à
Villers-Cotterêts.
A Lire, "En
une forêt plus grande que Paris" de Jacques
Chauvin - "Histoire du Valois" de
Victor Dujardin - "L'Aisne" de E. Badin
et M. Quantin - "Le dictionnaire des
communes de l'Aisne" de JJ Baget et A.
Lecointe.
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