DAMPLEUX

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L'école...

 

Histoire de l'école avant 1900,

Quand et comment cela a-t-il commencé ? Les témoignages divergent. La seule certitude reste la douleur constante éprouvée par des générations d'apprentis érudits. Douleur persistante à la tête, toujours trop petite pour stocker ce que les instituteurs veulent y faire entrer, mais douleur aussi pour le postérieur, supportant mal le confort rustique des écritoires...

Emile Lupette a probablement raison de fixer en 1667, l'ouverture de la première école publique, mixte et laïque. Alexandre Michaux lui, dans son histoire de Villers-Cotterêts, situe au début du 18ème siècle la fondation de l'école car le 16 février 1733, Petit, notaire à Villers prend acte d'un don de 50 livres de rente pour apprendre aux enfants pauvres de Dampleux à lire et à écrire le catéchisme. Mais qui sont les généreux donateurs ? Le Seigneur Guillaume de Rainsart, Ecuyer, Chevalier de Saint Louis, sous brigadier de la garde du roy et sa femme, Marguerite Leparc. Jusqu'en 1771 peu d'enfants fréquentent l'école qui est un local loué dans le village par la municipalité, pour loger l'instituteur et y installer une classe. On enseigne alors le français, le latin, un peu d'écriture et de calcul.

Jacques Salzan, ouvre en 1667 la liste des instituteurs. Viennent ensuite après une interruption de 4 ans, François Féry (1685 à 1702), Claude Lolliot (1702 à 1708), Pierre Bria (1708 à 1710), et à nouveau Claude Lolliot jusqu'en 1713. Arrive alors Antoine Audoux qui détient toujours le record de longévité, en conservant le poste 59 ans ! Pour le passer à son fils en 1771... On formait alors essentiellement des enfants de choeur, mais Victor - le fils Audoux - est différent.

L'effectif augmente rapidement : on approche les 15 élèves, dont certains suffisamment instruits administreront la commune. En 1810, lui succède Marie Antoine Dominique Bonnard, son gendre qui est autorisé à exercer provisoirement ses fonctions d'instituteur primaire. Le recteur de l'académie d'Amiens précise : "il bornera son enseignement à la lecture, l'écriture et les premières notions de calcul...". Comme ces prédécesseurs, le Sieur Bonnard est aussi clerc laïque. Tout cela pour une bouchée de pain ; car à cette époque la contribution des familles est fixée à une livre de pain par semaine. L'effectif continue de progresser, 25 élèves en 1816.

(l'école)

Le maire et son conseil, considérant que les malheurs du temps et la cherté de la vie ont mis plus de la moitié des habitants hors d'état de satisfaire à l'obligation du "pain d'eau bénite", décide d'allouer en remplacement une somme de 300 francs pour 1817 et de porter l'indemnité de logement à 36 francs l'an. Ce traitement sera renouvelé chaque année. Le Sieur Bonnard accomplit à la satisfaction générale ses obligations ; et pourtant, la vie d'insituteur en 1826 n'est pas rose !

Il doit selon son contrat, enseigner l'alphabet, l'écriture, la lecture et le calcul et ce, du 1° octobre au 30 juin de 7 à 11 heures et de 13 à 16 heures, sauf le jeudi après-midi et le dimanche. Mais aussi, entretenir son logement, l'école et l'horloge (pour cette dernière, il fournit l'huile nécessaire au graissage), tenir l'église, sonner l'angélus à 4 heures et à 6 heures du 16 mars au 15 septembre et à 6 heures et 18 heures du 16 sept. au 15 mars. Il doit porter l'eau bénite tous les dimanches, assister Monsieur le Curé, servir ou faire servir la messe et après, fermer les portes de l'église... Les parents paient par mois et par enfant : 40 cts. à l'alphabet, 60 à épeler (lecture), 75 cts. pour les écrivains. L'instituteur est tenu en outre, moyennant une rente annuelle de 50 francs, d'instruire des enfants pauvres, désignés par le maire. Le 15 août 1833, le conseil municipal planche sur une ordonnance relative à l'organisation de l'école primaire et décide... de ne rien changer.

Une idée germe cependant sous les bérets de nos élus. Et si la commune investissait dans une "maison d'école" ? Justement, Lherbier vend la sienne, au coeur du village... En 1839 la promesse de vente est signée qui entérine l'achat. Pendant ce temps, Monsieur Bonnard sème les graines du savoir. Mais coup de théatre, le conseil municipal demande en 1851 son départ pour incapacité ! L'académie propose alors neuf postulants. Comme un seul se présente, on lui trouve toutes les qualités et le voilà engagé. Mais Charles Onésime Huret fait malheureusement un passage très bref, et néanmoins remarqué.

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Aujourd'hui, l'école, dirigée par l'unique institeur, accueille toujours les enfants - de plus en plus nombreux - du village. Cette école de "campagne" est plus que jamais tournée vers l'avenir et ses nouvelles technologies ; pour preuve, elle possède même son site internet...

(l'école)

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